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Trump ne déménagera pas l'ambassade américaine à Jérusalem pour l'instant

02 Juin 2017

Trump a ainsi évité une avenue qui aurait eu pour effet d'attiser les tensions au Proche-Orient et qui aurait miné les chances qu'un accord de paix puisse survenir.

Les Palestiniens ont de leur côté salué la décision du président des Etats-Unis. Israël affiche sa déception.

Comme ces prédécesseurs, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a signé, ce jeudi, l'exemption empêchant le déplacement de l'ambassade américaine à El Qods occupée. Pour l'heure, l'institution est basée à Tel-Aviv, la capitale économique d'Israël.

Mais depuis deux décennies, une clause dérogatoire à cette loi permet à l'exécutif américain de bloquer son application et tous les présidents américains successifs ont depuis la fin des années 1990 signé tous les six mois cette clause.

Cela a permis à Washington, comme la plupart des autres pays, de maintenir son ambassade à Tel-Aviv. La dernière fois que la clause fut activée, ce fut en décembre par le président démocrate Barack Obama, un mois avant de céder le bail de la Maison Blanche au républicain Donald Trump.

"Le président Trump a pris cette décision pour augmenter les chances de négocier avec succès un accord entre Israël et les Palestiniens, remplissant sa solennelle obligation de défendre les intérêts de sécurité nationale de l'Amérique", a ajouté la Maison Blanche.

En revanche, des responsables palestiniens ont salué comme un "pas positif et important" la décision de M. Trump.

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La Maison Blanche s'est toutefois défendue de tout renoncement.

Au cours de sa campagne, Donald Trump a promis à plusieurs reprises de déménager l'ambassade.

Les Palestiniens, des dirigeants arabes et même l'ancien secrétaire d'Etat américain John Kerry ont plusieurs fois mis en garde contre le risque d'une explosion de violence en cas de déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem.

Reste que l'imprévisible milliardaire septuagénaire et son administration avaient envoyé récemment des signaux indiquant qu'ils renonceraient provisoirement à une décision aux conséquences géopolitiques lourdes.

D'abord, Donald Trump s'était bien gardé d'aborder le sujet lors de son voyage en Israël et en Cisjordanie la semaine dernière. Son nouvel ambassadeur en Israël, David Friedman, en est le fervent partisan, mais il s'était montré bien moins catégorique lors de son audition de confirmation devant le Sénat en février. Le président "pense que ce n'est pas le bon moment".

La Maison Blanche a déclaré, dans un communiqué, que la signature de l'exemption ne doit pas être interprétée comme "une étape visant à retirer le fort soutien du président à Israël".

Depuis 1967 et l'annexion par Israël de Jérusalem, la communauté internationale n'a jamais reconnu la ville sainte comme étant la capitale de l'État hébreu, à l'inverse des Israéliens qui la considèrent comme leur "capitale éternelle et réunifiée".

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