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Les réactions mondiales après l'annonce de Trump — Accord de Paris

02 Juin 2017

"Les Etats-Unis rejoignent la Syrie, le Nicaragua et la Russie, en décidant de ne pas participer à l'accord mondial de Paris".

Le secrétaire général Antonio Guterres "fait confiance aux villes, aux Etats et aux entreprises aux Etats-Unis pour continuer - avec d'autres pays - (.) à oeuvrer en faveur d'une croissance économique durable et à faible émission de carbone qui créera emplois de qualité et marchés et assurera la prospérité au 21e siècle", a précisé le porte-parole Stéphane Dujarric. "Le changement climatique est le grand défi de notre temps, qui s'impose à nous tous. Nous nous en tenons à cette position", a affirmé l'European Chemical Industry Council. Selon lui, l'accord de Paris sur le climat désavantage les Etats-Unis au profit d'autres pays.

"J'estime que les Etats-Unis devraient se trouver à l'avant-garde", a déclaré dans un communiqué Barack Obama. "Quitter Paris n'est pas bon pour l'Amérique et le monde" a-t-il tweeté.

Le milliardaire tient l'une de ses promesses de campagne.

"Ce qui s'est produit à Paris est irréversible".

Berlin, Paris et Rome ont "regretté" dans une déclaration commune la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, annoncée jeudi par le président Donald Trump.

Concrètement, Donald Trump pourrait invoquer l'article 28 de l'accord de Paris, qui permet aux signataires d'en sortir, mais, en raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendrait effective qu'en 2020.

Le gouvernement belge a estimé que la décision américaine était "irresponsable" et "portait atteinte à la parole donnée".

La presse française fustige "la folle décision" de Trump — Climat
Fera, fera pas? Tout le monde espérait secrètement que Donald Trump puisse changer d'avis sur l'accord de Paris . Il a précisé que les Etats-Unis sont prêts à négocier un nouvel accord .

Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a déploré une "triste journée pour le monde". Le Danemark est prêt à "poursuivre la bataille pour le climat pour sauver les générations futures", a-t-il dit. "Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l'Amérique et de ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l'accord de Paris sur le climat", a-t-il lancé. Une douzaine de grands groupes, parmi lesquels le pétrolier ExxonMobil, le géant de l'agrochimie DuPont, ou encore Google, Intel ou Microsoft, ont pressé Donald Trump de ne pas en sortir.

La décision de jeudi va au-delà de la question climatique.

Effectuant une démarche exceptionnelle, les trois premières économies d'Europe continentale - l'Allemagne, la France et l'Italie - ont publié un communiqué conjoint pour critiquer la décision de Trump et rejeté son offre de renégociation de l'accord.

Sans surprise, les entreprises du secteur technologique, traditionnellement très engagées sur le climat, ont elles aussi critiqué la décision de M. Trump, assurant qu'elle "scellait un revers pour le leadership américain dans le monde", selon l'expression du Information Technology Industry Center (ITI) qui regroupe notamment Apple, Ebay ou Yahoo.

Le changement climatique "est un fait établi basé sur des preuves scientifiques", insiste ce texte, "et agir pour freiner ce changement climatique est un impératif moral".

"L'accord de Paris va perdurer. Même sans les Etats-Unis, 70% des émissions mondiales restent concernées par cet accord".

La plupart des déclarations du président Trump sur le climat sont tout simplement inexactes, a réagi la ministre néo-zélandaise du changement climatique, Paula Bennett: "Tant de choses qu'il a dites sont fausses!" Les Etats-Unis et la Chine avaient lutté pour avoir le " caractère non contraignant " de ces accords.

Le président de l'Assemblée de la Polynésie française Marcel Tuihani a fait part de sa "stupéfaction".