Lundi, 10 Décembre 2018
Dernières nouvelles
Principale » Barack Obama dénonce la décision de Donald Trump sur l'accord climat

Barack Obama dénonce la décision de Donald Trump sur l'accord climat

02 Juin 2017

Le monde est secoué par un " séisme politique " après la confirmation par Donald Trump du retrait des Etats Unis des " Accords de Paris " sur les changements climatiques.

Le PDG d'Apple Tim Cook s'est plusieurs fois prononcé en faveur de l'accord de Paris pour le climat.

Le président des États-Unis tient ainsi une promesse de campagne au nom de la défense des emplois américains.

Une solution mise en avant par certains responsables de l'administration consistait à rester dans l'accord tout en lançant un réexamen des objectifs américains. Il établit le cadre d'engagements en vue de contenir la hausse de la température moyenne de la planète "nettement en dessous de 2°C " par rapport aux niveaux pré-industriels.

Mais le discours de Donald Trump n'a pas manqué de surprises.

Contrairement au Protocole de Kyoto (1997), que les États-Unis n'avaient jamais ratifié, l'Accord de Paris n'impose rien.

L'objectif des États-Unis, fixé par l'administration Obama, était une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005. Barack Obama a aussitôt jugé, que son successeur "rejetait l'avenir ". Bill de Blasio, maire de New-York lui ne compte pas suivre l'exemple de Donald Trump. "Emmanuel Macron doit ainsi geler le développement de tout nouveau projet fossile - les permis d'exploration comme d'exploitation, bien sûr, mais aussi les infrastructures vouées à l'importation d'hydrocarbures vers la France".

Richard Ferrand peut-il conserver son poste de ministre ?
Mais ce n'est pas au Premier ministre, ce n'est pas au porte-parole du gouvernement de déclencher des enquêtes", a-t-il déclaré. Ferrand ", a détaillé Jean-Christophe Picard, président d'Anticor.

"Si la perte du leadership américain est malheureuse, le combat est loin d'être terminé", a-t-il ajouté: "En tant que président de la prochaine COP, je réaffirme que je ferai tout mon possible pour forger une grande coalition qui fera perdurer l'élan constaté depuis l'accord de Paris". Les deux pays "continueront à travailler ensemble, mais pas sur le sujet climat ", selon l'entourage du président Emmanuel Macron.

Autant la chancelière allemande, Angela Merkel, que le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont déploré cette décision. "L'accord de Paris va perdurer". Bruxelles travaille en effet "depuis huit mois à l'élaboration d'un accord climatique ambitieux avec le plus grand pollueur du monde", indique le journal espagnol, qui rappelle que Pékin était jusqu'à présent considéré comme un partenaire "lointain et gênant".

Comment les États-Unis pourraient-ils s'en sortir?

"L'accord sur le climat postule: il faut trois ans, quatre ans après l'entrée en vigueur du traité en novembre dernier pour sortir de l'accord". Cette feuille de route ne pourra se réaliser sans lutter efficacement contre les changements climatiques.

Donald Trump a estimé dans une allocution depuis les jardins de la Maison Blanche que l'accord de Paris "désavantage les Etats-Unis" et que l'accord actuel n'est pas assez dur avec la Chine et l'Inde. La Maison-Blanche n'a pas le pouvoir de les démanteler.

"Les Etats-Unis peuvent proposer ce qu'ils veulent mais aucun pays ne va les rejoindre à la table des négociations", anticipe auprès de l'AFP l'expert de l'Union of concerned scientists Alden Meyer, qui suit ces pourparlers depuis plus de vingt ans. Et pourtant, en 2015, la Chine avait déjà installé une éolienne et l'équivalent d'un terrain de football de panneaux solaire chaque heure de la journée...