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Trump entend se retirer de l'Accord de Paris

01 Juin 2017

Pékin avait été, avec l'administration américaine alors conduite par Barack Obama, l'un des principaux artisans de cet accord historique dans lequel 196 pays se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, ambitionnant de limiter la hausse des températures à 1,5 degré par rapport aux niveaux préindustriels et ses effets potentiellement dévastateurs. Plusieurs options s'offrent à l'administration américaine en cas de sortie de cet accord sur le climat: un retrait formel, qui pourrait prendre trois ans, ou sortir du traité fondamental des Nations unies sur le changement climatique, ce qui serait "plus rapide mais plus extrême". "Rendre sa grandeur a l'Amérique!", a tweeté Donald Trump, sans autres précisions.

"J'annoncerai ma décision sur l'accord de Paris jeudi à 15h00 (19h00 GMT)".

Le patron de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), Scott Pruitt, s'est ouvertement prononcé pour une sortie de l'accord, jugeant qu'il était "mauvais" pour l'Amérique. Une douzaine de grands groupes, parmi lesquels le pétrolier ExxonMobil, le géant de l'agrochimie DuPont, ou encore Google, Intel ou Microsoft, ont pressé Donald Trump de ne pas en sortir. "Pensez à eux, s'il vous plait".

"Trump se retire de l'accord de Paris sur le climat". Visiblement, L'Amérique d'abord veut dire Les pollueurs d'abord. "#Honteux", a lancé sur Twitter l'élu démocrate de New York Hakeem Jeffries.

Au contraire du Protocole de Kyoto (1997), l'accord conclu à Paris ne fixe pas d'objectif contraignant par pays, les engagements nationaux reposant sur une base volontaire.

La police s'intéresse à la valise du kamikaze — Attentat de Manchester
C'est là que les forces de l'ordres ont interpellé un jeune homme de 19 ans soupçonné d'être en lien avec l'attaque terroriste. Parallèlement, les habitants de Manchester reprennent un rythme de vie normal, bravant la tension et la peur du terrorisme .

L'objectif des Etats-Unis, fixé par l'administration Obama, est une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005.

Le 12 décembre 2015, c'est une exigence américaine de dernière minute qui avait retardé de plusieurs heures l'annonce officielle de la conclusion d'un accord sur le climat à Paris, à l'occasion de la COP21. A l'époque, nul n'osait envisager sérieusement le triomphe électoral de Donald Trump, farouche adversaire de toute politique climatique. Interrogé mardi sur ce thème, son porte-parole Sean Spicer était resté extrêmement évasif.

"Je ne peux le dire, je ne lui ai pas demandé", avait-il répondu.

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