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Donald Trump n'a rassuré ses alliés qu'à moitié

29 Mai 2017

C'est donc en rencontrant Donald Trump qu'il a fait ses premiers pas sur la scène diplomatique mondiale. Le président américain a loué la "formidable victoire" de son homologue français qui, de son côté, s'est dit "très heureux" de cette entrevue.

L'incertitude sur les intentions américaines à l'égard de l'accord de Paris sur le climat constituait cependant le plat de résistance de ce repas.

Alors qu'habituellement c'est lui qui mène le jeu lorsqu'il serre la main de ses interlocuteurs, cette fois Donald Trump a peut-être trouvé plus robuste que lui en la personne d'Emmanuel Macron.

Hier le président Macron a demandé à Washington d'éviter toute "décision précipitée".

Rompant avec la discrétion observée par son prédécesseur François Hollande à l'étranger sur la question des droits de l'homme, l'Elysée a fait savoir qu'Emmanuel Macron était "intervenu en faveur" d'un photojournaliste français, Mathias Depardon, détenu depuis une quinzaine de jours en Turquie.

Manchester: la police publie des photos du kamikaze avant l'attentat
Samedi soir 27 mai, un concert du groupe The Courteeners a réuni 50.000 personnes dans le stade de l'équipe de Manchester United. Les habitants de Manchester reprennent progressivement un rythme de vie normal, bravant la tension et la peur du terrorisme .

Emmanuel Macron a profité aussi de ce premier déplacement à Bruxelles pour marquer sa différence sur les questions européennes.

Dès son arrivée dans la capitale belge, en fin de matinée, il avait réaffirmé sa volonté de "refonder" l'Europe après un entretien avec le Premier ministre belge Charles Michel.

Très attendue, la brève allocution du président américain au nouveau siège de l'ONU à Bruxelles n'a toutefois pas apporté les clarifications souhaitées par ses alliés, échaudés ces derniers mois par sa remise en cause du principe de défense systématique, contenue dans l'article 5 de la charte de l'organisation, qui stipule qu'une attaque contre l'un de ses membres est considérée comme une attaque contre tous. "C'est un sujet européen" explique-t-il pour justifier qu'il n'ait pas été longuement évoqué lors des discussions. Il fallait donc que notre Président de la République ait une attitude affirmée et qu'il soit sûr de lui. "J'ai vu un dirigeant qui a des convictions fortes (.) J'ai vu quelqu'un qui est à l'écoute et qui a envie de travailler" a assuré Emmanuel Macron. Depuis son élection, Macron n'avait jusqu'ici rencontré que deux chefs d'Etat: Angela Merkel, chancelière allemande et Ibrahim Boubakar Keïta, président malien. Sa diplomatie, expliquait-il durant la campagne, le serait aussi.

Emmanuel Macron a voulu se montrer positif, malgré un G7 qui s'achève sur des différends clairs entre les Etats-Unis et ses partenaires notamment sur le climat. Puis il recevra lundi le président russe Vladimir Poutine dans le cadre très royal de Versailles, près de Paris, un autre test majeur, avant le G20 de Hambourg (Allemagne) début juillet.