Lundi, 17 Décembre 2018
Dernières nouvelles
Principale » Partagés, les Français appellent Macron à écouter les syndicats — Loi Travail XXL

Partagés, les Français appellent Macron à écouter les syndicats — Loi Travail XXL

24 Mai 2017

S'expliquant sur sa décision d'accepter de devenir le Premier ministre d'Emmanuel Macron, qui lui a valu l'exclusion de son parti, il n'hésite pas à invoquer Winston Churchill: "Comme [il] le disait, "certains changent d'idées pour être fidèles à leur parti", lui avait changé deux fois de parti pour être fidèle à ses idées".

"Le calendrier a l'air d'avoir bougé", a-t-il déclaré.

Le blocage, Emmanuel Macron et ses conseillers l'ont parfaitement intégré dans leur scénario.

Discours de la méthode.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a déjà mis en garde les syndicats contre toute volonté de "bloquer la France" alors que le souvenir du conflit social interminable autour de la loi défendue par le gouvernement socialiste reste dans tous les esprits. "Pour éviter un nouveau conflit, Laurent Berger, à la tête du syndicat réformiste CFDT, a redemandé au président " que la méthode ne soit pas à la hussarde " et laisse " le temps suffisant à la nécessaire concertation ". Le temps était également la priorité de Philippe Martinez.

Les discussions de mardi ne portaient pas sur le calendrier des réformes ni sur le contenu, qui seront discutés avec le Premier ministre et la ministre du Travail, a fait savoir l'entourage du chef de l'État. "Je n'ai pas de date mais j'ai cru comprendre que l'agenda rapide qui était prévu n'est pas aussi rapide que ce que j'avais cru comprendre initialement". L'échéance de fin août ou du 1 septembre a l'air plus floue. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat, il faut ainsi trouver un juste milieu.

Donald Trump : l'Iran dénonce le "show" de Riyad
Aussitôt arrivé à bord du premier vol direct entre l'Arabie Saoudite et Israël, M. Trump a exalté les " liens indestructibles" entre Israël et les Etats-Unis.

"J'ai senti qu'a priori, il y a des marges de manœuvre", a relevé M. Mailly.

Macron commence par recevoir dans la matinée les leaders des trois principaux syndicats, la CFDT, la CGT et Force Ouvrière, puis il rencontrera Pierre Gattaz, le responsable de la principale organisation patronale, le Medef, qui a salué sa victoire à la présidentielle et le choix de son Premier ministre de droite, Edouard Philippe.

Parmi les grands syndicats de salariés, c'est la CFDT qui est la plus disposée à écouter le président sur le sujet.

La CGT prête à se mobiliser. "Cela veut dire une discussion avec les organisations syndicales, qui est indispensable, et une discussion parlementaire qui aura lieu à l'occasion du vote de la loi d'habilitation qui permettra au gouvernement de prendre des ordonnances dans le cadre défini par le Parlement", a indiqué le chef du gouvernement. Le numéro un de la CGT a laissé entendre qu'il pourra mobiliser des salariés en masse à la rentrée si nécessaire: "En général quand ils reviennent de vacances ils sont en pleine forme". Le patronat, lui, a réitéré son exigence de rapidité. "Je crois que c'est essentiel d'aller vite sur ce gros problème français".

Ce dernier veut lui aussi "aller vite": "La réforme du marché du travail, c'est le sujet majeur de la France aujourd'hui".

Il a dit lui avoir demandé de supprimer le dispositif de pénibilité et le prélèvement de l'impôt à la source et assuré que, en l'absence de modification, son projet de transformer le CICE en baisse des cotisations augmenterait le coût du travail. Cette ambition d'Emmanuel Macron enchante le patronat mais inquiète les organisations de salariés qui s'étaient massivement mobilisées en 2016 contre la loi assouplissant la réglementation française du travail sous François Hollande.