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Macron s'attaque à la réforme du droit du travail — France

24 Mai 2017

Tour à tour, la CFDT, la CGT et FO ont plaidé pour que le calendrier de cette réforme, que le gouvernement juge prioritaire et compte mener au pas de charge, soit moins contraint. Le patronat, lui, a réitéré son exigence de rapidité. "Du jamais vu." On n'a pas l'habitude de ce genre de format, nous qui travaillons collectivement, mais bon...", s'étonne François Hommeril, le président de la CFE-CGC, le syndicat des cadres". La ratification devrait intervenir "avant la fin de l'été", plus précisément "avant le 21 septembre", selon l'entourage du chef de l'Etat.

Si le calendrier des négociations semble avoir été allongé de quelques semaines, l'Elysée a tenu à préciser que "la mise en œuvre opérationnelle sera de la responsabilité du Premier ministre et de la ministre du Travail". Contrairement à son prédécesseur, il ne juge pas qu'une réforme sociale doive être négociée avec les partenaires sociaux avant d'être transformée en loi.

Interrogé sur le terme de "césarisme" qu'il a utilisé pour qualifier le couple exécutif, Emmanuel Macron et Edouard Philippe, M. Mélenchon a expliqué qu'il décrivait "un moment politique où le leader choisi essaie de s'élever au dessus des factions et de les juguler toutes".

Mais "il ne va pas discuter du contenu précis de la réforme, car dès mercredi le Premier ministre et la ministre du Travail vont à leur tour recevoir les partenaires sociaux", indique-t-on à l'Elysée.

Traité de " Gordjiguène ", Yakham Mbaye porte plainte…
Joint par "L'Observateur", Yakham Mbaye auditionné vendredi dernier se dit déterminé à aller jusque au bout. A la suite de son audition mardi, hier, Mamadou Ndoye dit Mo' Ndoye est resté en position de garde à vue.

Laurent Berger a redemandé au président "que la méthode ne soit pas à la hussarde" et laisse "le temps suffisant à la nécessaire concertation".

"J'ai demandé de ne pas sortir d'ordonnances pendant le mois d'août, d'attendre septembre que les gens soient rentrés de vacances", a aussi dit le président de la CFTC, Philippe Louis. Mais le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a prévenu les syndicats qu'ils n'avaient "pas le droit de bloquer la France" même s'il ne sont "pas d'accord avec telle ou telle mesure, surtout quand elle était au coeur du projet présidentiel".

"Sans faire de procès d'intention, (je suis) en état de pouvoir vous dire qu'il a l'intention de continuer", a-t-il affirmé, rappelant que le nouveau ministre de l'Education avait décrit "sa doctrine à propos de l'école" dans un livre. "Les salariés, ils font ce qu'ils veulent", lui a rétorqué Philippe Martinez.

C'est une des promesses majeures d'Emmanuel Macron, une des raisons, peut-être, pour lesquelles il a été élu président de la République. Hormis le plafonnement des indemnités prud'homales, le regroupement des instances représentatives du personnel et le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, ses contours restent flous, notamment sur la place laissée au dialogue social dans l'entreprise. Autre mesure phare: le plafonnement des indemnités prud'homales.