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Macron précise le calendrier de sa réforme — Code du Travail

24 Mai 2017

Reçus tour à tour par le président, les leaders de la CFDT, de la CGT, de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC ont plaidé pour desserrer le timing de cette réforme à haut risque, que le gouvernement juge prioritaire. Le patronat, lui, a réitéré son exigence de rapidité.

Ces propos contredisent Philippe Martinez (CGT), qui avait eu le sentiment que "le calendrier (avait) l'air d'avoir bougé", mais aussi les services de l'Elysée, qui avaient assuré que ce n'était "pas au niveau du président de la République que le calendrier (était) géré" et que "la mise en œuvre opérationnelle (serait) de la responsabilité du Premier ministre et de la ministre du Travail". Édouard Philippe et Muriel Pénicaud doivent recevoir les partenaires sociaux mercredi et lundi. "La réforme du marché du travail doit aller vite, c'est essentiel pour la confiance de déverrouiller le marché du travail", ce qui permettrait d'"améliorer" les chiffres du chômage, a martelé Pierre Gattaz.

Mais les syndicats ont mis en garde contre une réforme menée au pas de charge. Il a été suivi dans la matinée par Philippe Martinez de la CGT, Jean-Claude Mailly de FO et Pierre Gattaz du Medef.

"J'ai senti qu'a priori, il y a des marges de manœuvre" pour les futures discussions, a relevé M. Mailly, tout comme M. Hommeril. Pas question pour eux que le dialogue social passe à la trappe pour réformer le code du travail, moins d'un an après la loi El Khomri et son interminable conflit. Insuffisamment discutée avec les partenaires sociaux et rejetée par une partie des syndicats (dont la CGT et FO), la réforme avait donné lieu à six mois de contestation ponctuée de 13 journées de grèves et manifestations, souvent émaillées de violences.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé à Emmanuel Macron de donner du temps à la concertation.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a estimé mardi matin sur France 2 qu'il fallait "que les syndicats entendent la nécessité de faire bouger les lignes". Emmanuel Macron souhaite instaurer un barème obligatoire, comme le réclame le patronat contre la "peur de l'embauche".

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La priorité de l'enquête "reste d'établir s'il a agi seul ou au sein d'un réseau", a précisé le commissaire de police Ian Hopkins. Dans un autre quartier, à Fallowfield, les équipes de déminage y ont procédé à une explosion contrôlée, selon la police.

" Un ministre il dit ce qu'il veut".

Face à la volonté de réformer le Code du travail, "il va falloir que les salariés se fassent entendre, c'est évident, pour faire respecter leurs droits, pour avoir satisfaction sur un certain nombre de revendications", a répondu Philippe Martinez, selon qui "les salariés font ce qu'ils veulent".

Il a expliqué également qu'Emmanuel Macron n'était pas "entré dans le détail" de sa réforme.

Hormis le plafonnement des indemnités prud'homales, le regroupement des instances représentatives du personnel et le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, les contours de la réforme restent.

Une mesure parvient à faire l'unanimité des syndicats, mais contre elle: le plafonnement des indemnités prud'homales.