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Trump défend son droit de partager des informations avec Moscou

20 Mai 2017

Donald Trump lui-même s'est lui-même défendu sur Twitter, de son "droit" à partager des informations concernant "le terrorisme et la sécurité aérienne". "Les gars, vous êtes à nouveau en train de lire la presse américaine?"

Ce partenaire n'avait pas donné à Washington la permission de partager avec Moscou ces informations, et les propos de Trump risquent de compromettre la coopération avec cet allié ayant accès aux rouages internes de l'EI, poursuit le Post, en citant plusieurs responsables anonymes.

Vladimir Poutine s'est dit mercredi "prêt à fournir l'enregistrement" du récent entretien à Washington entre Sergueï Lavrov et le président américain Donald Trump, un conseiller du Kremlin précisant ensuite que le président russe parlait d'une retranscription écrite de la rencontre.

Il serait improbable que Donald Trump ait enfreint les lois en faisant cela.

Des experts soulignent que la seule révélation de ces informations pourrait permettre aux Russes de remonter à la source et d'en déduire la façon dont les renseignements ont été recueillis.

Pour l'ancien chef de la CIA Leon Panetta, proche des démocrates, cette nouvelle affaire "entame la crédibilité de la présidence".

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Le général H.R. McMaster, qui dirige le Conseil de sécurité nationale et a assisté à la réunion, a démenti que des sources ou des méthodes de renseignement aient été évoquées lors de cette conversation, sans toutefois explicitement contester que des informations classifiées aient été divulguées par le président américain.

Selon le Washington Post, les informations dévoilées à Sergueï Lavrov et à l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kislyak ont été fournies dans le cadre d'un accord d'échange de renseignements.

Selon le général, Donald Trump et Sergueï Lavrov ont passé en revue "les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l'aviation civile".

De son côté, le Kremlin a qualifié mardi de "grand n'importe quoi" cette affaire, son porte-parole, Dmitri Peskov, déclarant qu'il s'agissait d'"un sujet que nous ne voulons ni démentir ni confirmer". Les agences américaines de renseignement accuse Moscou d'ingérence dans la campagne américaine.

Mais les données communiquées "semblent être d'une nature extrêmement sensible" et les révélations du Washington Post semblent indiquer "que des informations classifiées révélées pourraient être utilisées pour déduire des sources et méthodes qui n'ont pas directement été révélées".

L'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis Ron Dermer a affirmé mardi que son pays "avait totalement confiance dans sa relation avec les États-Unis en matière de partage de renseignement et comptait l'approfondir dans les années à venir avec le président Trump". Or le partage du renseignement entre Washington et ses alliés "est essentiel pour la sécurité des Etats-Unis dans le monde, et en particulier dans la lutte de la coalition contre l'EI", soulignent-ils.