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Trump défend son "droit" de partager des informations avec la Russie

20 Mai 2017

Il a expliqué l'avoir fait "pour des raisons humanitaires" et vouloir "en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l'EI (groupe État islamique) et le terrorisme". Dépêché pour la seconde fois en deux jours devant la presse, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, a défendu sans équivoque les propos échangés avec Sergueï Lavrov la semaine dernière, affirmant qu'"en aucun cas" la conversation du président américain n'avait pu porter atteinte à "la sécurité nationale".

Cette rencontre est intervenue au lendemain du limogeage surprise par le président américain du patron du FBI.

Donald Trump entretient des relations tendues avec les services de renseignement, qu'il a vertement critiqués lors de sa campagne présidentielle.

Ces informations, qui concernent la capacité du groupe État islamique à armer de manière sophistiquée des ordinateurs portables, sont si sensibles qu'elles n'ont même pas été partagées au sein de l'alliance des "Five Eyes" (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada et Nouvelle-Zélande), selon le Wall Street Journal.

Selon le Washington Post, qui se base sur des informations de hauts fonctionnaires américains passés et actuels, le président américain aurait dévoilé des informations hautement confidentielles au ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et à l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergueï Kislyak, lors d'une réception à la Maison Blanche mercredi dernier.

Des experts soulignent que la seule révélation de ces informations pourrait permettre aux Russes de remonter à la source et d'en déduire la façon dont les renseignements ont été recueillis. "Et c'est un sujet que nous ne voulons ni démentir ni confirmer", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à des journalistes.

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Le président américain " a révélé plus d'informations à l'ambassadeur russe que nous n'en avons partagé avec nos propres alliés ", a indiqué ce responsable, sous couvert d'anonymat. "J'ai d'excellentes informations. J'ai des gens qui me donnent chaque jour d'excellentes informations", a-t-il affirmé, selon un responsable cité par le quotidien. Les agences américaines de renseignement accuse Moscou d'ingérence dans la campagne américaine.

Pour le blog américain spécialisé Lawfare, référence aux Etats-Unis notamment sur les questions juridiques relatives au terrorisme, "il s'agit peut-être de la plus grave accusation de mauvaise conduite présidentielle en quatre mois d'une administration Trump plombée par les scandales".

Ses auteurs soulignent que le président est autorisé à révéler les informations qu'il désire et n'a donc pu " enfreindre aucune loi pénale ".

Mais les données communiquées "semblent être d'une nature extrêmement sensible" et les révélations du Washington Post semblent indiquer "que des informations classifiées révélées pourraient être utilisées pour déduire des sources et méthodes qui n'ont pas directement été révélées".

A cet égard, trois responsables de l'administration Trump ont confié au New York Times que le président américain, indifférent aux briefings de ses services, n'avait pas de connaissance suffisamment fine du travail de renseignement pour en livrer des sources ou des méthodes. Or le partage du renseignement entre Washington et ses alliés "est essentiel pour la sécurité des États-Unis dans le monde, et en particulier dans la lutte de la coalition contre l'EI", soulignent-ils, affirmant que l'affaire pourrait "être potentiellement lourde de conséquences".