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Cumul, nucléaire, Philippe impose ses règles au gouvernement — France

19 Mai 2017

La liste du gouvernement français, le premier du quinquennat du président Emmanuel Macron a été dévoilée mardi après-midi par le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler.

De son côté, Richard Ferrand, cheville ouvrière d'En Marche! et ministre de la Cohésion des territoires, a assuré que le gouvernement appliquerait "le projet présidentiel" d'Emmanuel Macron. Dix-huit ministres, quatre secrétaires d'État. "Emmanuel Macron voulait que les femmes occupent des ministères de premier plan et ne soient pas reléguées à des portefeuilles qui leur sont traditionnellement dévolus ou moins importants", note l'entourage du nouveau président.

Enfin, le ministre de la Défense du président Hollande, Jean-Yves Le Drian, premier poids lourd de la gauche à s'être prononcé en faveur du fondateur d'En Marche! obtient le porte-feuille des Affaires Etrangères.

Nicolas Hulot attirera de la même manière la lumière des projecteurs.

Le premier conseil des ministres se réunira jeudi. L'ancien animateur d'Ushuaïa avait déjà été pressenti pour rejoindre un gouvernement Hollande en janvier 2016 après avoir été l'un des artisans de la COP21.

Edouard Philippe a énoncé jeudi des règles qui s'imposeront au gouvernement français nommé mercredi, en particulier sur la nécessité pour les ministres de démissionner des exécutifs locaux et d'agir avec pragmatisme sur le nucléaire, à quelques heures du premier conseil des ministres du quinquennat.

Paritaire et resserré, le gouvernement d'Edouard Philippe annoncé mercredi balaye le spectre politique de la gauche à la droite et comprend des personnalités de la société civile, en particulier Nicolas Hulot, comme l'avait promis Emmanuel Macron.

Macron as French President: Lesser of Two Evils
France's CAC 40 index, which last week touched the highest level since early 2008, slipped 1 percent on Monday. The parliamentary elections are scheduled for June 11 and 18.

Première manifestation concrète du principe de solidarité: tous les membre du gouvernement, y compris les deux ministres Les Républicains Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, devront "soutenir les candidats de la majorité présidentielle" lors des élections législatives des 11 et 18 juin, a prévenu Christophe Castaner. "A titre personnel", François Baroin, chef de file des Républicains pour les législatives, a regretté ces ralliements, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une "recomposition" mais d'un "dynamitage" politique.

Le secrétaire général du parti Les Républicains, Bernard Accoyer, a ensuite précisé par communiqué que les "membres de LR" qui ont "rejoint" le gouvernement "ne font plus partie des Républicains". Ce qui lui vaut la confiance du nouveau président, au point que c'est lui qui a été investi dans la 16e circonscription de Paris pour les législatives, face au premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. Quant à la centriste Marielle de Sarnez, elle a été nommée ministre des Affaires Européennes et travaillera en collaboration avec Jean-Yves Le Drian au Quai d'Orsay.

L'annonce a été retardée d'une journée par rapport au calendrier initial.

Le souvenir de Thomas Thévenoud, l'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur de François Hollande, victime selon ses dires d'une "phobie administrative" qui l'avait conduit à oublier de déclarer ses revenus au fisc est encore dans tous les esprits.

Pour Emmanuel Macron, a poursuivi le porte-parole qui s'exprimait pour la première fois devant la presse à l'issue du conseil des ministres, le rôle du président de la République est de "fixer la stratégie", de "donner un cap, un sens" et de préserver "les équilibres de nos institutions".

Depuis lundi, 120 élus de la droite et du centre ont signé un appel à "répondre à la main tendue" par le nouveau président. "Une gifle" pour les candidats LR, selon le député Eric Ciotti.