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France: Macron et Philippe en quête d'un gouvernement rassembleur

17 Mai 2017

Ce retard est dû à un "temps de vérification" des personnalités pressenties, "conformément aux engagements de moraliser la vie publique" pris par le nouveau président. Elle procède notamment à une vérification fiscale des ministres après leur nomination. L'Elysée a précisé dans un communiqué vouloir se donner un "temps de vérification " pour examiner d'une part la situation fiscale des futurs ministres, d'autre part la présence d'éventuels conflits d'intérêts. Une journée de plus pendant laquelle Emmanuel Macron et le nouveau premier ministre devront arrêter le gouvernement, qui devra conjuguer exemplarité, promesses de renouvellement et recomposition politique.

La nomination de M. Philippe a suscité une pluie de réactions dans la classe politique française, chamboulée après une présidentielle marquée par le score historique de l'extrême droite et l'élimination tout aussi historique des candidats de la droite et de la gauche socialiste dès le premier tour.

L'efficacité des ministres sera par la suite évaluée régulièrement par le couple exécutif qui décidera "une fois par an" de les reconduire ou non dans leur fonction.

Macron choisit un Premier ministre de la droite modérée — France
En 2004, après la condamnation d'Alain Juppé dans l'affaire des emplois fictifs du RPR, il décide de rejoindre le secteur privé. Dimanche, Edouard Philippe , en étant nommé Premier ministre d'Emmanuel Macron , est devenu le nouvel homme fort de l'exécutif.

Le président s'est engagé sur le fait que la parité hommes-femmes sera respectée, qu'une grande part des ministres viendront de la société civile et que les sensibilités "de la gauche, du centre et de la droite" seront représentées. L'équipe gouvernementale qui entourera Edouard Philippe ne sera présentée que mercredi à 15 heures, a annoncé l'Elysée mardi dans un communiqué. Mais rien n'a encore été signé, souligne cette source.

Côté gauche, le parti socialiste, après une défaite sans précédent au premier tour de la présidentielle, est si affaibli que le tribun de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon ne cache pas son intention de le vampiriser. De même pour le secrétaire général d'En marche Richard Ferrand et le centriste François Bayrou, malgré les dissensions apparues récemment. "Ce qui nous importe c'est de trouver les bonnes personnes qui partagent cette ambition pour la France, cet esprit de refus du sectarisme et qui sont concentrées sur les missions définies par le président de la République".

La nomination d'Édouard Philippe, un proche d'Alain Juppé pourrait diviser Les Républicains (LR), qui devrait rallier la partie modérée de la droite. Parmi elles, on retrouve quelques "papables" comme les ex-candidats à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, l'ancien ministre Jean-Louis Borloo et le député de Seine-et-Marne Franck Riester. La tâche est d'autant plus compliquée que de nombreuses personnalités issues de la société civile sont attendues au gouvernement, à commencer par Nicolas Hulot, qui a admis être en "discussions ". Les noms de Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, de l'ex-ministre chiraquienne Anne-Marie Idrac, ou de la députée européenne MoDem Sylvie Goulard circulent aussi.