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Pas "d'ingérence ou d'influence" dans l'enquête sur les ingérences russes — États-Unis

14 Mai 2017

"Mais est-ce que quelqu'un croit sérieusement que Donald Trump a renvoyé l'homme à la tête de l'enquête sur ses liens avec la Russie parce qu'il a été injuste envers Hillary?" avait notamment tempêté Elizabeth Warren, sénatrice devenue une figure de la gauche anti-Trump.

Sur les raisons du limogeage de M. Comey, l'exécutif a semé la confusion avec des explications changeantes et contradictoires.

"James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas d'enregistrements de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations à la presse!", a ainsi tweeté hier Donald M. Trump.

"Je lui ai demandé", a dit le président américain lors d'une interview sur NBC, rapportant deux conversations téléphoniques.

Depuis qu'il a congédié brutalement le premier flic des Etats-Unis, mardi soir, le dirigeant républicain n'a rien fait pour calmer le jeu ou rassurer ses critiques qui, sans encore parler de crise constitutionnelle, craignent une tentative d'intimidation ou de déstabilisation de la police fédérale, et plus généralement de la Justice, dont le FBI dépend.

Pens drop game 1 to Ottawa in OT
The Senators did a nice job of not allowing the Penguins' stars to get loose and they were visibly frustrated. Ottawa aims to clog the neutral zone, something Sullivan believes his team handled well in the opening game.

Trump a déclaré, plus tôt cette semaine, que Comey l'a assuré à trois reprises qu'il ne faisait personnellement l'objet d'aucune enquête de la part du FBI, concernant une éventuelle ingérence de la Russie dans la dernière campagne présidentielle. Pour rappel, l'enquête du FBI visait à démontrer si le fait qu'Hillary Clinton utilise sa messagerie personnelle quand elle était Secrétaire d'État avait pu compromettre la sécurité nationale. Car, si James Comey a été sévèrement critiqué pour avoir révélé de nombreux détails de l'enquête à la presse (Clinton le tient en partie responsable de sa défaite), le président Trump, alors candidat, s'est pourtant servi régulièrement de ce dossier pour attaquer sa rivale démocrate. "Le tweet parle de lui-même", a-t-il encore dit.

En réalité, comme l'évoquent plusieurs élus américains, il est fort probable que l'enquête actuellement menée par le FBI sur les liens éventuels entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie (accusée d'avoir interféré dans la présidentielle américaine) soit à l'origine de ce licenciement. "Le président n'a pas d'autre commentaire à faire", a encore éludé le porte-parole.

Le ministre de la Justice Jeff Sessions et son adjoint Rod Rosenstein devaient interroger samedi le directeur du FBI par intérim, Andrew McCabe, le sénateur du Texas John Cornyn, le juge de la cour d'appel de New York Michael Garcia, et une juriste, Alice Fisher, selon le New York Times qui citait des sources proches du dossier.

M. Trump a déclaré vendredi que son "emploi du temps" chargé empêche ses représentants de s'exprime avec une "précision parfaite". La Maison Blanche conteste cette version.

Les directeurs du FBI sont justement nommés par un président -et approuvé par le Congrès- pour un mandat de 10 ans afin d'éviter de changer au gré des élections et d'apparaître comme étant partiaux.